• Edmond Hamilton Hamilton, Edmond Moore ; ( USA, 1904-1977)
    Pseudonyme : Brett Sterling

    Hamilton est né au début de ce siècle (1904) au Etats-Unis.

    Il fit des études de physique à l'Université de Pennsylvanie, mais il n'y décrocha jamais de diplôme.

    Il publia son premier récit de science-fiction en 1926 dans Weird Tales, mais c'est Crashing Suns

    Mais il se fit rapidement un nom avec toute une série de nouvelles parues toujours dans Weird Tales en 1929-1930 sous le nom de Interstellar Patrol (La Patrouille Interstellaire).

    A la fin des années 30, Standard Magazines créa un nouveau magazine appelé Captain Future et pour lequel Hamilton écrivit un nouveau roman pour chaque parution.
    Il continua dans la même veine en 1945-1946 et plus tard 1950-1951 dans Startling Stories.

    Il resta ensuite pendant une quinzaine d'années sans beaucoup écrire sinon épisodiquement.
    Il épousa Leigh Brackett un auteur lui aussi bien connu dans le domaine de la SF. Citons au passage, « L'empire contre-attaque de G. Lucas »
    Ce contact lui redonna probablement le goût de l'écriture puisque ses publications redevinrent régulières au milieu des années 60 pour le rester jusqu'à quelques années de son décès en 1977. On retrouve dans les textes de Hamilton tous les archétypes du space-opera : empires galactiques, guerriers, pirates et extraterrestres mis en scène dans des aventures plus ou moins palpitantes qui accusent le poids des années.



    Bibliographie de l'auteur :

    Romans :
    publié en 1928 dans la même revue qui fut déterminant pour l'apparition d'un nouveau genre de récit en science-fiction et défini par Hamilton lui-même du nom de space opera.
    • Les rois des étoiles (The star kings, 1949), collection "Le Rayon Fantastique", réédition OPTA collection "Club Du livre d'Anticipation", réédition J'AI LU
    • Ville sous globe (City's at world's end, 1951), collection "Le Rayon Fantastique", réédition Le Masque, collection SF
    • L'astre de vie (The star of life, 1959), éditions Albin Michel
    • La vallée magique (The valley of creation, 1964), éditions OPTA, collection "Galaxie bis", réédition Le masque collection SF
    • Retour aux étoiles (Return to the stars, 1967), éditions OPTA collection "Club du Livre d'Anticipation", réédition J'AI LU, suite de "Les rois des étoiles"
    • L'arme de nulle part (The weapon from beyond, 1967), éditions OPTA, collection "Club du Livre d'Anticipation", réédition Le Masque collection SF, les loups des étoiles-1
    • Les mondes interdits (The closed worlds, 1968), éditions OPTA, collection "Club du Livre d'Anticipation", réédition Le Masque collection SF, les loups des étoiles-2
    • La planète des loups (World of the starwolves, 1968), éditions OPTA, collection "Club du Livre d'Anticipation", réédition Le Masque collection SF, les loups des étoiles-3
    Recueils :

    • Hors de l'univers-Les voleurs d'étoiles, éditions OPTA, collection "Club du Livre d'Anticipation"
    • Le dieu monstrueux de Marmuth, éditions NeO
    • Les loups des étoiles (l'intégrale), éditions Denoël, collection "Lunes d'encre"
    Nouvelles :

    • Matériel humain, in Fiction 22
    • Le dieu monstrueux de Marmuth (The monster god of Marmuth, 1926), in "Les meilleurs récits de Weird Tales 1", anthologie composée par Jacques Sadoul, éditions J'AI LU
    • L'île de déraison (The island of unreason, 1933), in "Les meilleurs récits de Wonder stories", anthologie composée par Jacques Sadoul, éditions J'AI LU
    • La grande illusion (The great illusion, 1936), in Univers 04, éditions J'AI LU
    • Les graines d'ailleurs (The seeds from outside, 1937), in "Les meilleurs récits de Weird Tales 2", anthologie composée par Jacques Sadoul, éditions J'AI LU
    • L'auberge hors du temps (The inn outside the world, 1945), in Fiction 185
    • Les harpistes de Titan (The harpers of Titan, 1950), in "Les meilleurs récits de startling stories", anthologie composée par Jacques Sadoul, éditions J'AI LU
    • Dans l'abîme du passé (The dark backward, 1957), in Fiction 135
    • Requiem (Requiem, 1960), in Fiction spécial 11, rééditée in "Histoires de catastrophes", éditions Livre de poche
    • Quand on est du métier (The pro, 1964), in Fiction 134
    • La planète morte (The dead planet, 1970), in "Histoires de planètes", éditions Livre de poche
     


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  • Théodore Sturgeon   Sturgeon, Theodore Hamilton (USA, 1918 - 1985)
    Pseudonymes : E. Hunter Waldo, E. Waldo Hunter, Billy Watson, Frederick R. Ewing, Ellery Queen

    Récompenses et prix littéraires de Science-fiction décernés à Theodore Sturgeon :
    • Hugo Award : 1971
    • International Fantasy Award : 1954
    • Nebula Award : 1970
    • World Fantasy Award : 1985


    Theodore Sturgeon est né le 26 février 1918 à Staten Island près de New York sous le nom d'Edward Waldo. Sa mère d'origine canadienne était professeur de littérature et son père marchand de peintures.
    A l'âge de trois ans ses parents se séparent et son père disparait quelques années plus tard.
    Sa mère obligée de trouver un emploi rémunérateur, trouve un job dans la publicité à New York alors qu'il a sept ans et elle réussit rapidement à y être reconnue en obtenant la publication régulière dans un journal. toutefois les romans et les nouvelles qu'elle écrit ne seront jamais publiés.

    En 1929, sa mère se remarie avec un professeur éminent de Philadelphie; éducateur rigide, il l'adopte et lui donne son nom : Edward Waldo devient ainsi Theodore Sturgeon.
    Période peu heureuse de sa vie, ce changement d'état civil laissera de profondes traces chez le jeune garçon soumis ainsi à l'éducation à principes sévères de son beau-père.
    Mais cette dernière était toutefois de qualité au point de vue intellectuel et les soirées se passaient à lire des romans, poèmes et livres philosophiques qui apprirent à Théodore beaucoup de choses sur l'écriture et la littérature.

    Vers l'àge de treize ans, Ted a l'ambition de travailler dans un cirque et il s'adonne à la gymnastique, mais son état de santé ne lui permet pas de poursuivre dans cette voie.
    Entre temps, ses relations avec son beau-père se sont envenimées et lorsque son frère aîné est chassé le jour de ses 18 ans, il s'enfuit exaspéré et il s'engage à l'école des cadets de la marine de Pennsylvanie et obtient en deux ans son diplôme de quartier-maître.
    Il n'y reste que peu de temps et il s'engage en 1935 dans la marine marchande et fait du cabotinage.

    C'est à cette époque qu'il commence à écrire et il vend sa première histoire pour 5 dollars en 1937 à McClure's Syndicate. Diffusée ainsi que les suivantes dans quelques quotidiens, il décice en 1938 de quitter la marine marchande pour vivre de sa plume.
    En 1939 il découvre Unknown, et sur les conseils de ses amis, il envoie des nouvelles à son rédacteur en chef, John Campbell qui en publie une dans Astounding Science Fiction, l'autre revue qu'il dirige. Sous sa férule, Sturgeon devient réellement un écrivain professionnel.

    En 1940, il épouse Dorothy Fillingame, une amie d'enfance et sa fille Patricia naît l'année suivante.
    A cette époque il manque d'inspiration et il n'arrive plus à écrire. Pour vivre, il accepte un poste de gérant d'hôtel dans les Indes Occidentales où il finit dans une station-service. En 1943, toujours accompagné de sa famille, il part comme mécanicien pour bulldozers à Porto-Rico.
    Sa seconde fille Cynthia nait la même année, mais la base dans laquelle il travaille est transférée en 1944 et Ted perd son job.
    En dépresion et toujours sans inspiration, il revient aux Etats-Unis. Mais, comme il fallait s'y attendre sa femme demande et obtient le divorce en 1945.

    L'année suivante, il sort peu à peu de sa dépression et il remonte le courant en tant qu'agent littéraire. Il rencontre alors d'autres éditeurs et il trouve des débouchés pour les textes que Campbell avait refusés.
    En 1947, la publication d'un de ses textes comme gagnant d'un concours de nouvelles organisé par une une revue anglaise lui redonne confiance et l'inspiration.
    En 1949, il épouse la chanteuse Mary Mair qu'il fréquentait depuis deux ans, mariage qui ne durera pas non plus puisqu'elle demandera le divorce en 1951.

    Mais Ted se remarie aussitôt pour la troisième fois et il entre alors dans la partie la plus prolifique de sa carrière et de cette union avec Marion naîtront quatre enfants.
    Comme les années passent, il se tourne de plus en plus vers des activités journalistiques et il finit par devenir responsable en 1958 d'une revue littéraire spécialisée : Venture.
    En 1962, son couple ne va plus très bien et Sturgeon écrit à nouveau de moins en moins jusqu'à la rupture avec Marion en 1965.
    Il va alors sombrer dans une dépression encore plus grave que les deux précédentes : il cesse d'écrire et va s'installer dans un motel de Los Angeles où il écrit occasionnellement des scenarii pour la série de télévision Star Trek.

    Mais en 1968, un lettre d'une admiratrice, journaliste américaine installée à Londres lui donne le choc salutaire et un échange de lettres impressionnant entre eux s'achève en 1969 par un mariage, sans qu'ils se soient jamais rencontrés.
    Wina donne quelques mois plus tard naissance à un garçon, Andros, et Ted se remet à l'écriture en publiant plus en quelques semaines que sur les septs années précédentes.
    Mais étouffé par le dynamisme de sa quatrième épouse, il revient à nouveau vers le journalisme et devient le critique de science fiction du New York Times.

    En 1976, il entreprend un voyage en Europe et il est l'invité d'honneur du festival de SF de Metz.
    Mais à son retour aux USA, il se sépare de Wina pour s'installer avec Lady Jane, mais malgré de nombreux projets qu'il avait à cette époque, l'inspiration semble s'être définitivement tarie, car ses publications se raréfièrent de plus en plus jusqu'à son décès en 1985.
     



    Romans et Anthologie :

     
    1. A Touch of Strange
    2. A Touch of Sturgeon
    3. A Way Home avec Groff Conklin
    4. Aliens 4
    5. And My Fear Is Great & Baby Is Three
    6. Beyond
    7. Case and the Dreamer
    8. Caviar
    9. E Pluribus Unicorn
    10. Godbody
    11. I, Libertine sous le pseudonyme de Frederick R. Ewing
    12. Killdozer ! - Volume III : The Complete Stories of Theodore Sturgeon avec Paul Williams
    13. Maturity / Three stories by Theodore Sturgeon
    14. Microcosmic God - Volume II : The Complete Stories of Theodore Sturgeon avec Paul Williams
    15. More Than Human
    16. Some of Your Blood
    17. Some of Your Blood
    18. Star Trek Fotonovel : 12 Amok Time
    19. Starshine
    20. Sturgeon in Orbit
    21. Sturgeon Is Alive and Well...
    22. Sturgeon's West
    23. The Cosmic Rape - Expansion of 'To Marry Medusa'
    24. The Dreaming Jewels également paru sous le titre de The Synthetic Man
    25. The Dreaming Jewels/The Cosmic Rape/Venus Plus X
    26. The Golden Helix
    27. The Joyous Invasions
    28. The King and Four Queens
    29. The Perfect Host: The Complete Short Stories of Theodore Sturgeon
    30. The Player on the Other Side sous le pseudonyme de Ellery Queen
    31. The Rare Breed
    32. The Stars Are the Styx
    33. The Ultimate Egoist - Volume I : The Complete Stories of Theodore Sturgeon avec Paul Williams
    34. The Worlds of Theodore Sturgeon
    35. Thunder and Roses
    36. Thunder and Roses
    37. To Here and the Easel
    38. Venus Plus X
    39. Visions and Venturers
    40. Voyage to the Bottom of the Sea
    41. Without Sorcery également paru sous le titre de Not Without Sorcery
    Il rédigea également 221 nouvelles. 

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  • Christopher Priest   Écrivain britannique par son flegme et son humour, Christopher Priest est un solitaire qui se caractérise par ses thèmes originaux, souvent fondés sur les différentes perceptions de la réalité et les différentes reconstitutions du passé. Celui en qui certains voient le moins SF des écrivains de SF est pourtant l'auteur d'un des classiques du genre, le novateur Le Monde Inverti. Lorsqu'on le soupçonne d'avoir progressivement dévié vers la littérature blanche, Priest répond qu'il est au contraire toujours resté fidèle à cette fiction sérieuse aux prémices spéculatives qui est pour lui l'essence du genre, et qui lui a donné envie d'écrire, tandis que la science-fiction aurait parallèlement perdu son ambition originelle à force d'être exploitée commercialement par la télévision ou le cinéma.Priest explique ainsi à Interzone un des éternels points d'incompréhension qui naissent entre lui et le milieu de la SF : "Toute fiction est métaphore. Rien n'y est réel. C'est pourquoi les romans de SF ne devraient pas avoir des glossaires de mots inventés, c'est pourquoi la fantasy ne devrait pas être publiée avec une carte indiquant où est ce foutu marécage. Les lecteurs semblent vouloir ces choses, mais les écrivains devraient résister à la tentation. L'abêtissement suit invariablement. Quand on essaie de rendre littéral ce qui est métaphorique, la métaphore meurt."Coïncidence amusante pour un homme qui a toujours exploré le thème du double et de plus en plus celui de la gémellité : Priest est le père de faux jumeaux.On a opposé parfois le didactique  Watson à l'esthétique Priest, mais ces deux Anglais dans la lignée des auteurs de la New Wave ont renouvelé chacun à leur façon la science-fiction dans les années 70 en apportant leurs précieux mondes oniriques.Toi qui aimes les fins claires, précises, sans équivoque, qui lèvent toute ambiguïté, passe ton chemin...Bibliographie de l'auteur :  voir le lien très bien réalisé http://branchum.club.fr/priest.htm

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  • Connie Willis

    Connie WILLIS (USA, 1945-)

    Bien qu'elle ait publié des textes de science-fiction dès le début des années 80, Connie Willis commence à attirer réellement le public depuis la sortie de son roman "Doomsday book" en 1992, récompensé par le Hugo 1993, le Nebula 1992, le locus 1993. Ces prix n'étaient pourtant pas les premiers qui venaient récompenser l'oeuvre de l'auteur, ce ne furent pas non plus les derniers. A ce jour, Connie Willis a reçu six prix Hugo, six prix Nebula et sept prix locus, sans parler des autres prix moins connus.

        La science-fiction de Connie Willis laisse une grande place au développement des personnages, parfois au détriment des aspects plus inventifs du genre. De fait, "Doomsday book" est autant un roman historique qu'un roman de SF. Le ton sombre de ce roman est à opposer aux textes humoristiques que l'auteur est capable d'écrire, comme la nouvelle "Lune bleue", montrant ainsi qu'elle est capable de manier avec égal talent des ambiances très diverses. 

     

    Romans :

    • Le grand livre (Doomsday book, 1992), éditions J'AI LU
    • Remake (Remake, 1994), éditions J'AI LU
    • Sans parler du chien, éditions J'AI LU, collection "Millénaires"
    Recueils :

    • Les veilleurs de feu (Fire watch, 1984), éditions J'AI LU
    • Aux confins de l'étrange, éditions J'AI LU
    Nouvelles :

    • Marguerite au soleil (Daisy in the sun, 1979), in Univers 1982, éditions J'AI LU
    • Fire watch (Fire watch, 1982), in Univers 1984, éditions J'AI LU
    • Lune bleue (Blue moon, 1983), in Univers 1985, éditions J'AI LU
    • Des amis comme ça (With friends like these, 1985), in Fiction 364
    • Joyeux noël mes chéris (All my darling daughters, 1985), in Univers 1986
    • La dernière caravane (The last of the winnebagos, 1988), in "Futurs tous azimuts", série "Asimov présente", éditions Pocket
    • Dilemne (Dilemna, 1989), in "Futurs pas possibles", série "Asimov présenteé, éditions Pocket, également dans "Les fils de fondation", anthologie composée par Martin Greenberg, éditions Pocket
    • Temps mort (Time out, 1989), in "Futurs à bascule", série "Asimov présente", éditions Pocket
    • Cibola (Cibola, 1990), in "Futurs sens dessus dessous", série "Asimov présente", éditions Pocket
    • Morts sur le Nil (Death on the nil, 1993), in "Futurs en voie d'extinction", série "Asimov présente", éditions Pocket
    • Chronique de Noël (Newsletter, 1997)
    Contenu de : Les veilleurs de feu

    • Les veilleurs de feu (Fire watch, 1982)
    • Rituel au service des morts (Service for the burial of the dead, 1982)
    • Perdu et retrouvé (Lost and found, 1982)
    • Joyeux Noël, mes chéris ! (All my darling daughters, 1985)
    • Le père de la mariée (The father of the bride, 1982)
    • Une lettre des cleary (A letter from the clearys, 1982)
    • Car certains sont venus de loin (And come from miles around, 1979)
    • Le sidon dans le miroir (The sidon in the mirror, 1983)
    • Marguerite au soleil (Daist in the sun, 1979)
    • Bille de clone (Mail order clone, 1982)
    • Drôle de samaritain (Samaritan, 1978)
    • La lune bleue (Blue moon, 1983)
     

     


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  • Arthur Clarke
    Arthur Charles Clarke a la particularité rare d'être connu et apprécié de beaucoup pour ce qui est sans doute un de ses plus mauvais romans "2001, l'odyssée de l'espace", novélisation de l'ennuyeux film de Stanley Kubrick, film dont le scénario, co-écrit par Clarke, est une adaptation d'une nouvelle de l'auteur. La polarisation médiatique sur cette oeuvre (et sur ses suites à vocation très commerciale) éloigne malheureusement de nombreux lecteurs potentiels du reste de l'œuvre de Clarke, les privant ainsi de certains des meilleurs textes du genre.

         Clarke commence à écrire très jeune, d'abord dans le journal de son école, puis dès l'age de 15 ans, il publie des textes dans différents fanzines. Passionné d'astronomie, membre de l'association astronomique britannique, spécialiste des radars pendant la guerre, Clarke est aussi l'inventeur du principe du satellite géostationnaire et l'auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique. Ses premiers romans, situés dans l'espace proche, sont d'ailleurs fortement imprégnés d'une volonté de vulgariser et d'instruire. La plupart de son oeuvre se situera dans une veine hard-science, avec notamment de nombreuses nouvelles extrapolant le proche avenir de la conquête spatiale.

         Mais les meilleures oeuvres de Clarke apparaissent quand il s'intéresse à l'avenir de l'homme, avenir qui passe par la disparition des religions et une révélation venue des étoiles, sous forme de visiteurs extraterrestres venus aider l'homme à devenir adulte. La religion et le contact avec l'extraterrestres apparaissent comme les préoccupations principales de l'auteur. La première, appelée à changer puis à disparaître, souvent remplacée par le second qui apparaît inévitable. Une des questions posées par l'auteur, souvent par l'intermédiaire de personnages religieux, étant : "comment la religion pourra t'elle survivre sous l'éclairage des progrès scientifiques, du voyage dans l'espace ou du contact avec l'autre ?" (voir à ce sujet "Les neufs milliards de noms de Dieu", "Les enfants d'Icare" ou "L'étoile").

         A la fin des années 70, Clarke se retire à l'île de Ceylan pour se livrer à son autre passion, la plongée sous marine. Une retraire dont il sortira en 1982 pour écrire une suite à "2001, l'odyssée de l'espace", un travail de commande pour lequel il reçoit une avance faramineuse. Son retour à l'écriture sera surtout marqué par des suites de ses séries à succès, comme 2001 ou Rama et des romans peu convaincants comme "Le marteau de Dieu". A l'instar d'Asimov, il servira aussi de prête-nom pour une série de romans situés dans un "univers partagé" et écrit par Paul Preuss. Malgré la réussite de la série "Rama", coécrite avec Gentry Lee, on assiste à une fin de carrière pénible pour celui qui a écrit certains des meilleurs textes de la SF intelligente des années 50 aux années 70. 

    Séries

    Le cycle des odyssées
    • 2001, l'odyssée de l'espace (2001, a space odyssey, 1968), éditions J'AI LU
    • 2010, odyssée deux (2010, odyssey two, 1982), éditions J'AI LU
    • 2061, odyssée trois (2061, odyssey three, 1988), éditions J'AI LU, 1991
    • 3001, l'odyssée finale (3001, the final odyssey, 1997), éditions albin michel, réédition J'AI LU
      Le cycle de Rama
    • Rendez-vous avec Rama (Rendez-vous with Rama, 1973), collection "ailleurs et demain", 1975, réédition J'AI LU, 1980
    • Rama 2 (Rama two, 1989), éditions J'AI LU, coécrit avec Gentry Lee
    • Les jardins de Rama (The garden of Rama, 1991), éditions J'AI LU, coécrit avec Gentry Lee
    • Rama révélé (Rama revealed, 1993), éditions J'AI LU, coécrit avec Gentry Lee
    Romans

    • Les enfants d'Icare (Childhood's end, 1950), collection "Le rayon fantastique", 1956, réédition "Club du livre d'anticipation", 1969, réédition J'AI LU, 1977
    • Prélude à l'espace (Prelude to space, 1951), éditions Fleuve noir, collection "anticipation", 1959, réédition collection "Les lendemains retrouvés", 1977
    • Les sables de mars (Sands of mars, 1951), éditions Fleuve noir, 1955, réédition Marabout, 1977, réédition collection "Futurama superlights", 1986
    • Les îles de l'espace (Islands of the sky, 1952), éditions Fleuve noir, collection "anticipation", 1954, réédition collection "les lendemains retrouvés", 1977
    • Lumière cendrée (Earthlight, 1955), éditions Le Masque, 1975, réédition "Futurama superlights", 1985
    • La cité et les astres (The city and the stars, 1956), collection "Le rayon fantastique", 1962, réédition "Club du livre d'anticipation", 1969, réédition collection "Présence du futur", 1972
    • Les prairies bleues (The deep range, 1957), éditions Albin Michel, 1972, réédition collection "Futurama superlights", 1985
    • SOS lune (A fall of moondust, 1961), éditions Fleuve noir, collection "anticipation", première partie du roman
    • Naufragés de la lune (A fall of moondust, 1961), éditions Fleuve noir, collection "anticipation", deuxième partie du roman
    • L'île des dauphins (People of the sea, 1963), éditions Robert Laffont, 1966
    • Terre : planète impériale (Imperial earth, 1975), éditions Albin Michel, 1977, réédition J'AI LU, 1978
    • Les fontaines du paradis (The fountains of paradise, 1979), éditions Albin Michel, 1980, réédition J'AI LU, 1982
    • Les chants de la Terre lointaine (The songs of distant earth, 1986), éditions Albin Michel, 1986, réédition J'AI LU, 1987
    • La Terre est un berceau (Cradle, 1988), collection "Ailleurs et demain", 1988, réédition J'AI LU, coécrit avec Gentry Lee
    • Le fantôme venu des profondeurs (The ghost from the grand banks, 1990), éditions J'AI LU
    • Le marteau de Dieu (The hammer of god, 1993), éditions J'AI LU, 1995
    • 10 sur l'échelle de Richter (Richter 10, 1996), éditions J'AI LU 5598, en collaboration avec Mike McQuay
    • Lumière des jours enfuis (The light of other days, 2000), éditions du Rocher, en collaboration avec
    Recueils

    • L'étoile (Version modifiée de : on the other side of the sky, 1958), éditions J'AI LU
    • Demain, moisson d'étoiles (Reach for tomorrow, 1956), collection "Présence du utur", 1960
    • Avant l'eden (The nine billion names of god, 1967), éditions J'AI LU
    • Le vent venu du soleil (The wind from the sun, 1972), éditions Presses Pocket ;
    • Et la lumière tue (le livre d'or), éditions Pocket ;
    Nouvelles

    • Leçon d'histoire (History lesson, 1949), in Fiction 210, 1971, reprise dans Science-Fiction magazine 2, 1976, reprise dans "Les meilleurs récits de Startling stories", anthologie réunie par Jacques Sadoul, éditions J'AI LU, 1977
    • Exil dans le temps (Exile of the eons, 1950), in Au-delà du ciel 8, 1958, reprise sous le titre "L'exilé temporel" in Fiction spécial 13, 1968
    • Une marche dans la nuit (A walk in the dark, 1950), in "Les chefs d'oeuvre de la science-fiction", anthologie composée par Jacques Sternberg, 1970
    • La sentinelle (Sentinel of eternity, 1951), in Planète 32, 1967, reprise dans "Anthologie de la littérature de science-fiction", anthologie composée par Jacques Sadoul, éditions Ramsay, 1981, reprise in "Histoires d'envahisseurs", éditions Livre de poche, 1983, reprise in "Histoires de science-fiction", éditions Livre de poche, 1984
    • Seconde aurore (Second dawn, 1951), in Satellite 38, 1961
    • Supériorité...écrasante (Superiority, 1951), in Fiction 3, 1954
    • Le réveil (The awakening, 1952), in Bientôt 4, 1981
    • L'homme et les dieux (Encounters in the dawn, 1953), in "Histoires d'envahisseurs", édition Livre de poche, 1983
    • Les neuf milliards de noms de Dieu (The nine billion names of god, 1953), in Fiction spécial 17, 1970, reprise in "Autres dieux, autres mondes", anthologie composée par Mayo Mohs, collection "Présence du futur", 1974, reprise dans "Histoires de catastrophes", éditions Livre de poche, 1955
    • Berger des profondeurs (The deep range, 1954), in Fiction spécial 3, 1961
    • Le contact (No morning after, 1954), in Fiction 43, 1957, reprise sous le titre "Pas de ledemain pour la Terre", in "Les chefs d'oeuvre du sourire", éditions Planète, 1964
    • L'étoile (The star, 1955), in Nocturne 9, 1963, reprise sous le titre "Un jésuite dans l'étoile", in Planéte 13, 1963, reprise in "La science-fiction pour ceux qui détestent la science-fiction", anthologie composée par Terry Carr, collection "Présence du futur", 1968, reprise in Univers 02, éditions J'AI LU 1975, reprise in "Histoires divines", éditions Livre de poche, 1983, reprise in "Ciel et espace 264", 1991
    • A nous la lune ! (Venture to the moon, 1956), in Fiction 49, 1957, série de textes composée de "A vos marques" (Double-crossed in outer space), "Robin des bois, version modernisée" (Saved!...by a bow and arrow), "L'énigme verte" (Death strikes Surov), "Tout ce qui brille" (Diamonds ! ...and the divorce), "Tous les regards braqués sur le ciel" (Who wrote that message to the stars ? In letters a thousand miles long), "Question de résidence" (Alone on the moon)
    • Le pacifiste (The pacifist, 1956), in Planète 3, 1962
    • Les idées dangereuses (Security check, 1957), in Fiction 52, 1958
    • Casanova cosmique (Cosmic casanova, 1958), in Fiction 139, 1965
    • Coup de soleil (The stroke of the sun, 1958), in Galaxie 63, 1959
    • Le vol de la déesse sirène (Crime on mars, 1960), in Fiction 102, 1962
    • Dans la comète (Inside the comet, 1960), in Fiction 105, 1962, reprise in "Histoires de machines", éditions Livre de poche, 1974, reprise in "Dans la comète", anthologie réunie par Christian Grenier, éditions Folio Junior, 1982
    • Quand Saturne se lève (Saturn rising, 1961), in Fiction 108, 1962
    • Avant l'eden (Before Eden, 1961), in Fiction spécial 11, 1967
    • L'épave du ciel (At the end of the orbit, 1961), in Galaxie 70, 1970
    • Le chien de lune (Moondog, 1962), in galaxie 27, 1966
    • Croisade (Crusade, 1968), in Fiction spécial 15, 1969
    • Marée neutronique (Neutron tide, 1970), in Galaxie 82, 1971
    • Rendez-vous avec Meduse (A meeting with Medusa, 1971), in Orbites 1, 1982, reprise in "Histoires de mondes etranges", éditions Livre de poche, 1984
    • L'invasion des profanateurs de... (When the twerms came, 1972), in "L'année 1980-1981 de la Sf et du fantastique", 1981
    • Quarantaine (Quarantine, 1977), in Futurs 1, 1978
     


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