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Astro et cosmogonie
Une explosion colossale détectée dans l'univers
par foxxy1, le 24 Février 2009 à 16:21
Le sursaut gamma le plus violent jamais observé a été détecté par le télescope spatial Fermi. Selon un communiqué du CNRS, l'énergie totale libérée, la vitesse d'éjection lors de l'explosion et l'énergie extrême de la lumière émise sont exceptionnelles.
Apparu dans la constellation de la Carène, le sursaut GRB 080916C a été enregistré par les deux instruments de Fermi. Unique au monde, ce sursaut a donné naissance à des rayons qui, pour les plus extrêmes, ont quitté la source en transportant 30 milliards de fois plus d'énergie que la lumière visible.
GRB 080916C se situerait à environ 12,2 milliards d'années-lumière et les scientifiques ont estimé que sa puissance dépasse celle de 8 000 supernovae, avec l'équivalent énergétique de 5 masses solaires émis en moins de 60 secondes sous forme de rayons X et gamma. Ce sursaut gamma serait le plus violent de tous les objets célestes jamais observés.Cinq équipes françaises ont participé à l'analyse et l'interprétation de ces résultats, publiés dans la revue Science Express du 19 février 2009.
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Exo 7b
par foxxy1, le 4 Février 2009 à 11:11La plus petite planète extrasolaire
jamais découverteLe satellite CoRoT, mis en œuvre par le CNES, a permis la découverte de la plus petite exoplanète jamais caractérisée, d’une taille comparable à celle de la Terre. Jusqu’à présent, la plupart des quelques 330 planètes découvertes sont des planètes géantes, analogues à Jupiter ou Neptune, constituées principalement de gaz. Ce nouvel objet, qui a reçu le nom de CoRoT-Exo-7b, est très différent : son diamètre est près de deux fois celui de notre Terre. Avec une période de révolution ou "année" de seulement 20 heures, il est situé très près de son étoile, aussi y règne-t-il une température extrêmement élevée entre 1000 et 1500 °C. Cette planète a pu être repérée par les très faibles baisses d’éclat de l’étoile à l’occasion de ses passages réguliers devant elle. Sa densité est encore mal déterminée : il peut s’agir d’un objet rocheux comme la Terre, et couvert de lave liquide. Il peut aussi appartenir à une classe prédite de planètes formées pour moitié de d’eau et pour moitié de roches ; dans ce cas, ce serait une « Planète-Sauna » si on considère sa température extraordinairement élevée.
La structure interne de CoRoT-Exo-7b intrigue particulièrement les scientifiques "C’est une question qui passionne la communauté depuis quelques années : y a-t-il aussi des Planètes-Océan ? Ce serait des objets composés pour moitié de glace dès leur formation et qui auraient dérivé vers leur étoile, la glace fondant alors pour donner une enveloppe fluide"
Contacts chercheurs :
Daniel Rouan
Directeur de recherche CNRS
LESIA - Observatoire de Paris
Tél + 33 (0)1 45 07 77 15Alain Léger
Directeur de recherche CNRS
IAS
Tél + 33 (0)1 69 85 85 80Contacts presse :
CNES : Gwenaelle Verpeaux
CNRS : Julien Guillaume – Tél + 33 (0)1 44 96 46 35 – 06 75 74 02 22
Observatoire de Paris : Frédéric Guérin - Tél + 33 (0)1 45 07 76 27 - 06 24 77 26 51Contacts communication :
INSU/CNRS : Philippe Chauvin – Tél + 33 (0)1 44 96 43 36
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Taille relative des étoiles
par foxxy1, le 16 Décembre 2008 à 10:56
C'est grâce à la loi de Stefan-Boltzmann, que les astronomes peuvent aisément calculer les rayons des étoiles.
En 1879, le physicien autrichien Josef Stefan, qui s'intéresse au rayonnement des corps chauds, découvre que l'énergie totale émise par un objet est proportionnelle à la puissance 4 de sa température absolue.
Les plus grosses étoiles découvertes, sont kW sagitarii, V354 Cephei et KY Cygni, elles sont environ 1 500 fois plus grande que notre Soleil.
Notre Soleil a un diamètre de 1 392 000 kilomètres.
Antares la super géante rouge la plus proche de nous a un diamètre d'environ ~700 fois celui du Soleil, soit près de 1 milliard de kilomètres.
Bételgeuse est une super géante rouge, l'une des plus grandes étoiles connues. Si Bételgeuse était au centre de notre système solaire, son rayon, ~650 fois celui du Soleil, s'étendrait entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter.
Aldébaran est une géante rouge de magnitude 0,86 et de type spectral K5 III, ce qui signifie qu'elle est orangée, grande et qu'elle a quitté la séquence principale après avoir utilisé tout son hydrogène. Elle brûle essentiellement de l'hélium et a atteint un diamètre ~45 fois celui du Soleil.
Rigel est une super géante bleue, 55 000 fois plus lumineuse que le Soleil. Avec un diamètre de près de 116 000 000 km, ~35 fois celui du Soleil, Rigel s'étendrait jusqu'à l'orbite de Vénus dans notre système solaire.
Arcturus est 20 fois plus grosse que le soleil, sa magnitude est de -0,04 et sa distance au soleil est de ~37 années-lumière.
Pollux est ~8 fois plus grosse que le soleil, sa magnitude est de 1,09 et sa distance au soleil est de ~33,7 années-lumière.tailles comparées de certaines étoiles comme (Antares, Bételgeuse, Rigel, Aldébaran, Arcturus, Pollux, Sirius et le Soleil).
© Christian Simoes http://www.astronoo.com
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Particules de haute énergie
par foxxy1, le 6 Novembre 2008 à 14:51D'où viennent ces rayons cosmiques qui traversent l'univers presque aussi vite que la lumière et qui provoquent de jolies cascades de particules, appelées gerbes atmosphériques, lorsqu'ils rencontrent l'atmosphère terrestre ? Ces rayons d'énergie extrême proviennent d'autres galaxies et pourraient bien être issus des noyaux actifs de galaxies, des sources de luminosité très forte alimentées au cœur de certaines galaxies par des trous noirs supermassifs. Ce sont les chercheurs de l'observatoire Pierre Auger, construit sur le sol argentin, qui tirent cette conclusion. Les participants de cette collaboration internationale, qui inclut plusieurs laboratoires français (CNRS, IN2P3), ont publié leurs premières analyses dans la revue Science datée du 9 novembre. Elles posent les bases d'un nouveau type d'astronomie.
Jusqu'à présent, les astrophysiciens ne connaissaient pas l'origine des rayons cosmiques de haute énergie. Les autres, les rayons de basse énergie, trouveraient leur source dans notre galaxie, où il sont accélérés et déviés par de nombreux champs magnétiques. En revanche aucun mécanisme ne peut expliquer les niveaux d'énergie atteints par les rayons extrêmes. Comme ils voyagent en (quasi) droite ligne, il est possible de remonter à leur source. Encore faut-il les détecter : ces rayons de très haute énergie atteignent la Terre à la fréquence d'environ une fois par siècle par kilomètre carré....
Ces 27 rayons ne provenaient pas tous de la même direction. La carte de leurs origines coïncident avec celle des noyaux actifs de galaxies établie par l'astronomie classique. Même s'ils ne prouvent pas encore que ces noyaux sont la source, ces résultats permettent à l'astronomie des rayons cosmiques de franchir un pas important. La construction d'un second observatoire au Colorado, dans l'hémisphère nord, permettra de piéger davantage de rayons cosmiques extrêmes.
De nombreuses questions demeurent par ailleurs sur le fonctionnement des noyaux actifs de galaxies et sur la façon dont ils sont capables d'accélérer à de telles énergies, 100 millions de fois supérieures à celles atteintes dans les grands accélérateurs de particules, protons et noyaux atomiques.
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Génèse cosmologique
par foxxy1, le 23 Octobre 2008 à 13:17
Au commencement, l'Univers contenait seulement de l'hydrogène et de l'hélium. Les étoiles se formèrent et créèrent de l'énergie en transformant l'hydrogène en d'autres éléments, comme l'oxygène, le carbone, l'azote, et ainsi de suite, et, lorsque ces étoiles moururent, les matériaux dont elles étaient faites sont redevenus de la poussière cosmique et des nuages de gaz. Les grosses étoiles finissent leur vie dans d'énormes explosions appelées supernovas, où, pendant un mois et quelque, l'étoile mourante brille plus fort que la combinaison de toutes les milliards d'autres étoiles de sa galaxie. Il y a tant d'énergie dégagée dans ces explosions qu'une partie du matériau contenu dans l'étoile est convertie en or, en argent, en plomb et en d'autres éléments lourds. L'or contenu dans nos anneaux de mariage et de fiançailles a été forgé dans des étoiles mourantes.
Seule une très petite quantité de l'hydrogène créé au commencement de l'Univers a été utilisée jusqu'à maintenant. Nos télescopes montrent que la formation et la mort des étoiles se poursuit à la grandeur de notre galaxie et dans toutes les autres galaxies assez proches pour que nos télescopes puissent en percevoir les détails. Mais, même si les atomes se font transformer en d'autres atomes à l'intérieur des étoiles, le matériau brut, l'hydrogène, est l'élément qui n'est pas remplacé. Un jour, il ne restera plus d'hydrogène. Pendant un moment, il pourrait y avoir des types d'étoiles qui tireront toute leur énergie de la conversion d'autres éléments, mais à la fin, toutes les sources d'énergie vont s'épuiser et le passage des atomes d'un organisme à un autre et leur transformation en d'autres éléments va s'arrêter.
L'hydrogène contient énormément d'énergie. Lorsqu'il subit une fusion nucléaire dans les étoiles, et qu'il se transforme en atomes plus gros, une partie de cette énergie est dégagée. Au moment où nous fusionnons de plus gros atomes en atomes encore plus gros, nous obtenons encore plus d'énergie. Toutefois, nous ne pouvons pas renverser le processus complètement. Retransformer tous ces autres atomes en hydrogène exige plus d'énergie que ce que nous avons obtenu, ce qui fait que l'utilisation complète de l'hydrogène cosmique est à sens unique, comme un panneau indicateur pointant vers le futur. Nous allons simplement continuer à recycler nos atomes jusqu'à l'épuisement de l'hydrogène.
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